Autant en colporte le vent

Publié le par Gwen

Le cloporte et le pigeon
 
Un pigeon assoiffé de la mare s’approchait
Non pas pour se mirer ni même pour aller boire
Mais pour s’entendre conter les derniers déboires
Ragots et racontars qu’un cloporte colportait
 
La mare était le lieu où chacun s’essayait
Au rôle décérébrant de roi du commérage
D’un parterre ahuri recueillant les suffrages
Pour la gloire illusoire d’un pouvoir bien surfait
 
De rumeurs infondées cette assemblée de niais
Faisait son miel infâme et s’enorgueillissait
Sans même s’apercevoir que d’eux on se moquait
 
Pigeon fut bien piégé quand son tour fut venu
En butte aux quolibets, il battit en retraite
Bonne leçon pour qui tend son oreille aux sornettes
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P
Je ne suis pas encore à Centrale ni d'ailleurs à la Santé.
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P
Pas mal mais un peu convenu.......!!! (c'est de l'humour)
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G
A la centrale on parle de "retour d'expérience", soit REX en trigramme... En haïku ça donnerait :<br /> Retour d'expérience<br /> Que n'est la mare aphone<br /> Dura rex sed rex
B
les ragots sont à la mare ou au lavoir , ce que les fables sont à la fontaine. Joli et très pur exercice (je préfère ça aux haïkus personnellement), en espèrant que cette inspiration ne soit pas l'amère (Denis?)  conséquence  d'un mauvais retour de son ( ce qui doit arriver dans nos petits patelins d'humeur pateline)
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G
Moi j'aime bien l'extrême concision des haïkus, c'est un remède homéopathique contre la logorrhée. Sinon, c'est vrai que les patelins me laissent pantoise parfois, ça incite à pantoufler sans mettre le nez hors de ses pénates , sauf pour un petit potlatch.
C
Joli poème ! Colportez, colportez il en restera toujours quelque chose... Très jolie nouvelle banière également !
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G
Hélas oui, il reste toujours quelque chose de ce qui est colporté. Merci pour la bannière.