Quinze jours de la vie d’une flamme

Publié le par Gwen

Puisqu’on en parle, voici en exclusivité une œuvre de Marie-Jo Brisson qui a été offerte en cadeau diplomatique. J’ai eu la chance de l’avoir quinze jours dans mon bureau et d’observer de curieuses mutations.
Au début je ne l’aimais pas du tout. Le premier matin, quand je suis arrivée, j’ai même sursauté devant cette chose informe et d’une couleur glauque posée dans la pénombre sur mon bureau. J’avoue, j’ai pensé à du moisi. Mais attendez avant de juger !
Il s’est passé ensuite plusieurs phénomènes étranges qui me persuadent qu’un peu de magie est emprisonnée dans cette terre et ces pigments.
D’abord les gens se sont mis à parler. À parler d’art. Pour beaucoup c’était une expérience inédite. Il aurait fallu filmer la première réaction de chaque visiteur dans mon bureau. Au moins personne n’était indifférent. C’était l’attraction, chacun y allait de son commentaire, de son ressenti, de son dégoût, de son adoration aussi. C’était très curieux, j’ai appris plein de choses sur ceux que je côtoie.
Ensuite la pirogue et les personnages se sont mis à changer de couleur, en fonction des changements de luminosité de la pièce, mais aussi de l’humeur des gens. Je vous jure que c’est vrai !
Alors je me suis mise à l’aimer. Maintenant je peux le révéler : j’ai substitué à l’œuvre originale une copie en pâte à sel (qui m’a demandé beaucoup de mal) qui doit être maintenant dans une vitrine, et depuis la vraie trône sur la télé.
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Publié dans Chroniques terriennes

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M
Je ne dormirais pas avec, surtout que cela ne laisse pas indifférent...<br /> La Loire semble mettre au monde beaucoup d'artistes authentiques, faut vraiment que j'y organise ma prochaine escapade.
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G
Heureusement, je ne dors pas dans mon bureau. <br /> La Loire est longue, mais arrêtez-vous en Loire moyenne, déjà...
C
Au premier coup d'oeil j'ai pensé à un croco empaillé. En fait il faut d'abord lire la légende.....Il eût fallu le préciser Drôle de cadeau diplomatique.Un cadau diplomatique s'interprète toujours, là je cherche mais je ne trouve pas.A moins que ce soit une invitation à faire un tour sur la Loire! mais en pirogue.....ca me semblerais décalé
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G
L'interprétation ? C'est une pirogue dans une foire à toues (cabanées).
P
Je m'en souviens j'y etait !  Et dailleurs Daniel était un travailleur , un mec courageux et sincère en amitié ,et à part ça doué car en trois ans il s'est mis à la ceramique et en a bluffé plus d'un à la Borne ,j'ai des palmiers et baobabs de lui et tout les gens qui passent trouvent ça tres bien.En ce qui concerne Marie Jo on aime ou on aime pas mais il y a une artiste derriere et là on peu parler de sculpture pour une fois à la Borne. Les autres "sculpteurs " ne sont que des potiers qui ratent des bols donc les renomment sculpture. (je simplifie ,bien que ce ne soit pas dans mes habitudes!)Je me suis trompé dans les chiffres ces 1800 € par mois. autant pour moi.
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B
Ph.Ch: C'est cela oui.... 800 euros.   ça c'est depuis que t'es sponsorisé par le gel douche Ushuaïa. quand je pense que tu as la solution pour trouver une source de revenus  décents à tous les érémistes de La Borne. Tu devrais donner des cours de blog aux pauvres! <br /> Gwen: excellent  la pâte à sel, j'ai bien ri. Marie-Jo... j'ai un peu de mal. Je connaissais les pirogues mais pas le monstre de Loire façon...hmmm Barth et Ernest  dans  1 rue Sésame ( référence régressive spéciale trentenaires). Enfin si Maître Charpente dit que c'est génial. Bon, au point où j'en suis je vais  livrer une anecdote, qui risque de me faire immédiatement reconnaître si quelqu'un de La Borne lit ce blog. C'était le jour ou Marie-Jo Brisson et Daniel Gauthier ont inauguré leur nouvel atelier (le cube vitré en face chez les Filles), il y a au moins 7 ans de cela, et il est fermé aujourd'hui. 50 personnes qui vernissent, dans ce show-room assez étroit,  des pièces partout, dont les fameux baobabs  et palmiers de D. Gauthier, qui présentait à cette occasion ses premières oeuvres (il s'est mis à la céramique sur le tard). Bon moi j'avais une photo à  faire, et pas de grand angle. les deux artistes tenaient pas dans le cadre. Je recule et  Blang! Un Baobab déraciné. Cinquante paires d'yeux  consternés et rigolards. Une scène burlesque,  la honte de ma vie.  Daniel et Marie-Jo ne rigolaient pas du tout. Vu que j'étais en service commandé, mon employeur a accepté de faire jouer son assurance. C'est comme ça que l'artiste a vendu sa première  pièce.  C'est pour ça que j'adoooorrre la céramique depuis. je ne veux surtout pas prendre de recul....   
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G
PhCH : je ne peux pas répondre là, je bosse ! Total manque de dignité.<br /> BG : deux pieds gauches alors ? Je ne ferai pas de rapprochement avec l'éléphant dans le magasin de porcelaine parce que je serais tout à fait capable de ce genre de chose, mais dommage, je les aime bien ces baobabs...
P
PS et ce ne sont pas les 800 € par mois de pub qui changent grand chose!Moi ,je trouve que travailler en general est un manque de dignité.....Tout ça pour de l'argent ,c'est interessé!
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