Strophe naturelle

Publié le par Gwen


Photo prise lors de la crue cinq-cent-millénale du printemps 2007. On distingue la partie émergée du bois des Charnes, dans le Sancerrois, près de 300 mètres, où les derniers survivants s'étaient rassemblés, pensant que la Loire les épargnerait.
De ces temps anciens, il reste le souvenir d'une humanité préoccupée de l'avenir de sa planète, mais en quête d'un bien-être coupable. L'eau a effacé ses traces et les insectes ont repris leurs droits.

"Nous sommes entrés dans l’ère des insectes et nous ne le savons pas encore. Nous sommes en train de mettre en place toutes les structures qui permettent aux insectes de fonctionner : l’instantanéité de l’information, la spécialisation des tâches, y compris de la procréation… Dans le désert de Libye, des rats glabres se sont spécialisés comme des insectes : il y a des ouvriers qui creusent pour chercher la subsistance et ont abandonné toute sexualité, et ils ont une « reine », qui procrée plusieurs fois par an. Pour la première fois, on observe chez des mammifères l’organisation des insectes. Les hommes, eux, ont voulu voler l’utérus de la femme. Les hommes prendront le contrôle de ces machines utérines pendant que les femmes voudront devenir des hommes en ne procréant plus." (Serge Rezvani)

Plus tard... tiens, le même extrait chez Sacristie.
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Publié dans Terrien t'es rien

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M
J'ai l'impression qu'avec ce goût marqué pour la science fiction, vous aimeriez lire Ursula Le Guin (La main gauche de la nuit, par exemple). Excellent et "thought provoking".
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G
Je ne connais pas, mais si c'est "thought provoking" alors ça m'intéresse...
J
même le pire scénariste de film catastrophe n'oserait pas imaginer un truc pareil!   Il manque la suite: doucement, mais inexorablement, les gens de Chevaize, accrochés à leur tronc, furent aspirés vers les tours...  et leur dérive  s'accéléra, ils furent aspirés comme dans  le siphon d'une baignoire.
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G
Je constate que ça ne se termine pas en tirant la chasse d'eau, ce qui est somme toute plutôt rassurant pour notre destin ici bas... Ca me fait penser à un album de Philémon cette histoire.
J
Après l'anticipation printanière... là on est dans la prédiction apocalyptique. Bon je crois que même en cas de déversement  simultané d'orages cévénols et d'un monstrueux épidode pluvieux atlantique, la  Loire ne montera pas si haut. D'auilleurs, à la centrale, ils nous disent qu'ils sont super-invulnérables avec leur levée qui peut repousser 14000 m3 secondes (mais c'est bizarre, quand ils roulent des épaulmes en ricanant à la centrale, ça ne me rassure pas du tout)
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G
Oui, je trouve que les deux tours feraient de beaux vases. Ce serait beau à photographier, l'instant où l'eau arrive au bord, tout en eau, et se met à ruisseler dedans, un peu comme quand on met doucement un verre dans l'eau...
F
Ouh la la !!! Ca ficherait bien les chocottes cet article...
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G
Chochotte, va !
G
Drôle de bête, on dirait une espèce de pieuvre d'eau douce (tout en longueur). On a flashé sur le même texte. C'est fou cette histoire de rats en Lybie.
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G
Oui, ça fait littéralement froid dans le dos.