Elle est retrouvée quoi ? Léternité ? Non, la birette
C’est l’histoire d’une birette bondissante que l’on s’esbaudit à baliser de blog en blog. Ma birette berrichonne batifolait sur son bas de caisse bizarre. Je n’avais pas la berlue, elle s’était bel et bien barrée alors que j’avais braqué l’appareil vers elle et appuyé sur le bon bitoniau. Ah bah, me direz-vous, et alors, faut-il bannir toute idée de la revoir, buller sur un banc sous le bas prétexte qu’on s’est fait blackbouler ? C’te blague… Tout ça, c’est du bla-bla, elle déblatère. Et ben, figurez-vous que ma birette, blessée de tout ce bruit sur elle, m’a dit « tu peux toujours te brosser pour me barbouiller le portrait », et elle s’est bornée à me dire bonsoir* en prenant le bateau. Eh oui, c’est quand même une bipède, elle n’a pas de baguette magique. Bon, alors elle a bondi à Montréal, dans un blog bien balancé, et là elle a bégayé le coup du banc vide et de la photographe bernée. Tout bénèf’ pour nous, point de birette sur la photo mais bingo, la revoilà ! Elle s’était brûlée dans les bas-fonds pour suivre un bellâtre. Elle le trouvait bath, il était bassiste, il lui a sorti tout le bataclan, alors, séduite par son babillage, elle l’écouta barrir Le bateau ivre d’une voix de baryton. puis basta ! Pas le temps de publier des bans, l’âne bâté fut battu en brèche. Elle fit main-basse sur une bécane, pour se barrer de là et faire son come-back au bercail. Mais elle se prit une baffe quand elle s’aperçut qu’une autre birette avait barboté son banc. Bah, se dit-elle, brandissant son baluchon, c’est un peu banal tout ça, ça m’apprendra à bicher les balourds. Le moral en berne, sans aucune envie de badiner, elle a reprit la route sous les bravades des badauds. Cap à bâbord, pour un blog flamand où on espère qu’elle n’aura pas le baby blues. La belette est bien bête de faire autant de bornes pour des blaireaux. Bilan de la balade : elle a fini bonniche dans un bistrot de Bruges à servir des bocks à des bézots.
*Digression : oui, dans ce bout de Berry, on dit « bonsoir » dès le matin, je n’ai jamais pu m’y faire. La première fois qu’on m’a dit ça, c’était un type de la D.D.E., ce qui ne m’a pas étonnée outre mesure, mais au bout du troisième j’ai commencé à me poser des questions. Je suis allée dire à mes collègues « ça fait le troisième qui me dit bonsoir et il n’est que 10 heures du matin, ils ne sont pas bien ou quoi ? » Bon, je vous passe leur tête.

Ci-dessus, la seule, la vraie, l'authentique antre de la birette.
La prochaine fois, si vous le voulez bien, je vous recommanderai une excellente lecture qui fait aussi de chouettes cadeaux de Noël : Le baleinié, tomes 1 et 2.
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