Potlach chevaizois

Publié le par Gwen

Un peu de sociologie sauvage…
Sans vouloir comparer la population chevaizoise à une tribu maori, on peut dire que nous pratiquons le don avec le même enthousiasme. Les surplus de production légumière ou fruitière sont proposés et acceptés sans espèce de formalisme, les choux sans chichis, les fraises à la bonne franquette, et les courgettes sans courbettes.
Ce n’est pas du troc, juste du don, ce qui enlève toute valeur vénale aux choses et renforce les liens sociaux comme on dit. Pour les anciens urbains que nous sommes, la plupart, la fierté d’avoir réussi à faire pousser tout ça est immense.
On trouve parfois sur le seuil de sa porte un petit cadeau, en réalité c’est une invitation à rompre la solitude. Ceux qui ne produisent rien de comestible rassemblent autour d’un verre, et l’un après l’autre on dévide la bobine, et comme ça, chopine après chopine, la bibine rabiboche. Ça paraît bêta mais c’est beau.
C’est sûrement comme ça partout, mais dans les lieux reculés ou isolés, comme en hiver lorsqu’il neige, on se sent ensemble, c’est tout.
Publicité

Publié dans Gens de Chevaize

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
C'est quoi déjà un potlach? une sorte de ratatouille? Bon , en fait Chevaize, c'est une communauté hippie, c'est ça?. C'est joliment raconté. Et puis,  à tout prendre, c'est mieux de trouver des haricots verts devant sa porte, qu'une chouette clouée dessus... Les Berrichons se ramoilissent,   ils ne sont plus assez  facétieux avec les néo-ruraux.
Répondre
G
A ne pas confondre avec la goulasch ! qui est comestible, par contre.<br /> Sinon, pour ce qui est des néo-ruraux, je crois qu'ils ont eu le dessus parce que des berrichons je n'en connais guère à Chevaize. Jeunes et vieux, tous métissés ! Retraités, salariés, exploitants agricoles... peuvent chanter "ch'uis pas né dans l'Berry, je ne suis pas de Chevaize city"... (voir à ce sujet "Chevaize sans chevaizois" ou "Les écartés vifs").