Que sont-ils devenus ?
Je ne sais pas si quelqu'un se souvient de cette émission, "que deviendront-ils ?" Quelques élèves d'une classe de 6ème en 1984 ont été suivis pendant douze ans, avec la diffusion d'un 52 minutes par an. Je les ai découverts en accéléré puisque tous les reportages ont été rediffusés un été, bien plus tard. Parfois je repense à eux avec un sentiment d'étonnante proximité, sans doute parce que nous sommes de la même génération. Je me souviens particulièrement de Valérie, avec sa mèche sur l'oeil, tellement émouvante. Alors du coup j'ai fait des recherches sur Internet pour savoir ce que sont devenus mes anciens camarade de promo à moi. Nous faisions des études en aménagement et urbanisme, rien à voir avec la classe de sixième d'un collège populaire. J'en ai retrouvé quelques uns, ceux qui ont publié des articles à droite et à gauche, des mémoires, des rapports, ceux qui ont leur nom dans un organigramme, un fichier quelconque, qui existent, enfin.
Aujourd'hui ils vivent en ville, militent dans les mouvements écolos, anti-pub, pour le vélo ou le covoiturage, ils sont anti-nucléaires, forcément. Je retrouve leur trace dans des pétitions, des comités de soutien. Certains ont publié des articles très chiadés sur la politique de la ville ou la mixité sociale. D'autres apparaissent soudainement dans un organigramme ou les recoins obscurs des actes d'un colloque. Pas vraiment en tête d'affiche, mais bien placés pour le devenir, à la faveur des départs en retraite massifs des prochaines années.
Moi je vis en campagne, j'ai posé mon vélo, je ne suis pas contre le nucléaire et j'ai remisé les utopies urbaines tout en haut d'une étagère poussiéreuse. A quoi ça tient, parfois, les opinions... Voilà pourquoi je n'en fais pas grand cas.
Aujourd'hui ils vivent en ville, militent dans les mouvements écolos, anti-pub, pour le vélo ou le covoiturage, ils sont anti-nucléaires, forcément. Je retrouve leur trace dans des pétitions, des comités de soutien. Certains ont publié des articles très chiadés sur la politique de la ville ou la mixité sociale. D'autres apparaissent soudainement dans un organigramme ou les recoins obscurs des actes d'un colloque. Pas vraiment en tête d'affiche, mais bien placés pour le devenir, à la faveur des départs en retraite massifs des prochaines années.
Moi je vis en campagne, j'ai posé mon vélo, je ne suis pas contre le nucléaire et j'ai remisé les utopies urbaines tout en haut d'une étagère poussiéreuse. A quoi ça tient, parfois, les opinions... Voilà pourquoi je n'en fais pas grand cas.
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